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Sur le chemin des fées
Voyage au pays des Fées et des Elfes. Et si c'était vrai, comment réagiriez vous ?

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ouaahou , super ! http://lireetacrire.c enterblog.net...
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bonjour linawen!il est vrai qu'un nom fait déjà voyager le lecteur dans un roman.votre nom même fait rêver...
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cela en fait des prénoms! :) la plus part sont très beaux, vous avez bien choisis je trouve. les sonorités ...
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l'histoire me semble sympathique et originale ! :d linawen (http://ecrivains-rev eurs.over-blog.net/ar ticl...
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Par Linawen, le 22.04.2009


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bonjour valgar, la couverture de votre livre est magnifique et mystérieuse et l'extrait du livre me donne le...
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pour ceux qui ne connaissent pas le dalaï lama, voici un site qui vous en apprendra. http://ww w.oceandesa...
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eh bien, merci valgar, je suis flattée de tant d'interet ! http://dedicacema irymainville.centerbl og.net...
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· Présentation du Blog
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Date de création : 20.01.2009
Dernière mise à jour : 08.04.2009
12 articles


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Présentation du Blog

Publié le 20/01/2009 à 12:00 par mondedesfees
Présentation du Blog
Bonjour chers internautes !

Si comme moi, vous êtes passionnés par les fées et qu'elles peuplent tellement votre imaginaire, qu'elles vous ont conduit à écrire pour elles, je vous invite à découvrir celles qui m'ont inspirées.

Comment réagiriez vous si un jour vous rencontriez un être féerique ? Et qu'en plus il vous dévoilait des secrets qui remettent en cause vos croyances les plus profondes ?

Je vous propose des extraits d'un roman qui je l'espère vous donnera autant de plaisir que j'en ai eu à l'écrire.

Dans ce blog, je continuerai à partager avec vous ma passion de l'écriture et des fées, à travers mes prochaines histoires ...



" … Rien n’a ordinairement l’air plus faux que le vrai, et le faux a toujours des apparences très grandes de probabilité."



Théophile GAUTIER (Fortunio)



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Son associé :



SUR LE CHEMIN DES FEES

Publié le 20/01/2009 à 12:00 par mondedesfees
SUR LE CHEMIN DES FEES
RESUME



SUR LE CHEMIN DES FEES











Ombeline rentre chez elle après un séjour à l'hôpital. Malade, soutenue par sa tante et sa meilleure amie, elle supporte des douleurs qu'aucun médecin n'explique. Le jour de son anniversaire, elle remarque un livre étrange laissé par sa grand-mère, morte quelque temps auparavant. Intriguée, elle découvre dans sa lecture, les secrets entourant sa naissance et le monde de son aïeule, un Royaume peuplé d'êtres féeriques et de mystérieux créateurs.

D'abord sceptique, elle trouve progressivement une raison d'espérer. Ce qu'elle apprendra sur des habitants du village et sur elle-même, la changera à jamais. Pour retrouver le chemin défait par le sort, elle devra oublier ses anciennes croyances. De sa foi dépendra son avenir.



En vente chez : Editions Aparis Edilivre, Amazon ou Alapage
Ou téléchargeable sur le site des Editions Aparis Edilivre

Liste des personnages principaux du Roman

Publié le 20/01/2009 à 12:00 par mondedesfees
Liste des personnages principaux du Roman
LES PERSONNAGES :





Ombeline : L’Héroïne du roman, adolescente souffrant d’un mal étrange. Elle va découvrir le secret de ses origines.



Claire : Tante d’Ombeline.



Maëlle : Meilleure amie d’Ombeline.



Abigaël : Grand-mère disparue d’Ombeline. C’est par elle que la jeune fille apprendra qui elle est.



Monsieur Doranan : Voisin d’Ombeline et de sa tante. Personnage mystérieux, très lié à Abigaël.



Chalupin : Nain du village et ami d’Ombeline.



Eléane Bertoux : La boulangère du village, amie de la famille.



Aanor : Mère adoptive d’Abigaël.



Eurania : Fée déchue.



Siegel : Fils d’Eurania.



Balarig : Elfe des bois.



Aelig : Nain forgeron.



Amghaar : Elfe doré.



Aekborn : Elfe noir.



Nandaro : Chef des elfes verts.



Radian : Korrigan.



Amiel : Chevalier fée.



Santénia : Reine des fées.



Cahal : Roi des fées.

















QUELQUES CREATURES FEERIQUES



Zagen : Loup aux yeux mauves, gardien de la Montagne aux Vents Eternels.



Equus Démonis : Cheval fée.



Roc : Oiseau gigantesque.



Manticore : A la fois lion homme, scorpion et chauve souris.



Codrille : Issu du croisement entre une Salamandre et un corbeau.



Monstre des marais : Mi-homme, mi-poisson, il attire ses victimes au fond de l’eau pour les dévorer.





*

**



Vous rencontrerez d’autres êtres fabuleux comme les sémaphores, les lémurs … et parcourrez des lieux magiques ...





Extrait 1 :

Publié le 20/01/2009 à 12:00 par mondedesfees
Extrait 1 :
Ce 02 juillet n’était pas un jour comme les autres. Ombeline fêtait sa liberté. Après cinq jours d’hôpital, elle retrouvait enfin le bon air de sa campagne. Elle n’avait pas voulu que Claire, sa tante, vienne la chercher en voiture. Elle préférait marcher, savourer chaque bouffée d’oxygène pur.

- Bonjour Madame Ubon ! Bonjour Erick !

Ombeline salua ses voisins de village mais baissa la tête aussitôt. La boulangère s'approchait. Eléane Bertoux était une femme d’une cinquantaine d’années, aux yeux pétillants et à la longue chevelure poivre et sel. Toujours d’humeur égale, elle concentrait dans son antre les nouvelles qui traversaient la région. Quand elle arriva à la hauteur de Claire et d’Ombeline, la jeune fille remarqua à nouveau, sur son bras droit, l'épais bracelet fait d’argent et de pierres précieuses qu'elle ne quittait jamais. Les pierres semblaient posées sur le bijou sans y être totalement incrustées. Elle n'écouta même pas son interlocutrice lui demander de ses nouvelles. C'est sa tante qui répondit à sa place :

- Elle est encore un peu fatiguée, nous venons de faire quelques examens.

Claire fusilla sa nièce du regard en voyant s'éloigner Eléane.

- Tu pourrais au moins être aimable!

- Si elle pouvait nous lâcher un peu celle-là !

- Je sais Ombeline, mais elle s'inquiète simplement pour toi ! Elle te connaît depuis toujours ! Qu'est-ce que tu veux ?

- Qu'on me laisse tranquille !

Claire soupira. Malgré tout, elle comprenait l'attitude de sa nièce, qui, depuis quelque temps, supportait, vertiges, pertes de mémoire et maux de ventre. Tout son être manquait de vigueur et cela l'exaspérait. Elle ne connaîtrait les résultats des examens que dans une semaine. Aucun médecin n'avait pu diagnostiquer l'origine de ce mal. On ne comprenait rien et on s'en était donc remis à l'hôpital : échographies, scanners, prises de sang, Ombeline avait dû y subir toute une batterie d'analyses pendant son séjour. Elle était sur les nerfs.

Des petits pas et …Ouille ! C’était Chalupin, une vieille connaissance ; le nain du village, un petit bonhomme enfantin et guilleret, apparu comme par enchantement un jour d’été. Il venait d’un pays lointain, disait-il, pour retrouver des membres de sa famille, dispersés par les années. Les villageois l’avaient accueilli et il logeait depuis dans une petite bâtisse que lui louait le maire, un homme toujours prêt à aider son prochain.

- Excusez-moi, mzelle Ombeline ! Je n’avais pas vu que vous étiez là !

Le petit homme se pencha pour saluer la jeune fille, mais se cassa le dos en se redressant.

- Aïe ! Aïe ! Ouille ! Mes os me font mal ! Je vais aller me dégourdir les jambes et m’acheter une glace.

Chalupin s’en alla, non sans avoir pris soin d’éviter une troupe de galopins qui s’amusaient à dessiner des cercles sur des troncs d’arbres. Ombeline n’avait jamais rencontré d’être aussi distrait, gentil et pur. Il semblait habité par une idée fixe qui lui faisait oublier tout ce qui se passait à l’extérieur. Marchant en mangeant sa glace à la vanille, il heurta malencontreusement un pot de peinture qui traînait par-là et fonça la tête la première sur un tronc d’arbre peint. Lorsqu’il se retourna pour regarder Ombeline, celle-ci ne put s’empêcher de rire en voyant le cercle de peinture, imprimé sur le visage du petit homme. Elle se sentait épuisée. Après la perte de sa grand-mère quelques mois plus tôt, elle avait dû faire face à des problèmes de santé et son moral n'avait cessé de baisser. Elle reprit sa route, laissant son esprit vagabonder au gré du paysage. Des ruelles aux fontaines chantantes, des étals multicolores et des odeurs de restaurants raffinés se succédèrent, lui rappelant que la vie grouillait autour d'elle.

Parvenue devant la maison où elle vivait avec sa tante, elle pressa le pas.

- Enfin !

Mais ce n’est pas dans sa chambre qu’elle se rua, comme on aurait pu le croire.

- Claire ! Je monte au grenier !

Se précipitant vers le grand escalier de bois qui dominait le salon, à peine entendit-elle sa tante.

- Oui chérie ! Mais attention, les escaliers grincent et se dessèchent. Sois prudente !

Ouvrant la porte de la pièce que sa grand-mère avait aménagée en atelier, elle se mordit les lèvres et sentit son cœur se gonfler. Rien n'avait changé depuis la disparition de son aïeule. Des toiles jonchaient le sol, des boîtes, des pinceaux : Abigaël aimait peindre des îles sombres, des visages éclairés d’une lumière vaporeuse. Sur un chevalet reposait son dernier tableau. Un arbre magnifique, auréolé d’une vapeur grise, enlaçait une jeune fille aux cheveux blancs. Son regard perdu semblait attendre une délivrance, l’enlacement de la nature et du ciel dans les sphères immaculées de l’au-delà, mais quel au-delà ? Sa grand-mère lui manquait tellement !

Dans cet atelier, Ombeline avait passé des heures, des heures à épeler toutes les lettres des mots Nature et Vie. Elle savait tout des fleurs et de leur parfum, des plantes et de leur arôme, des fruits et de leur goût, du ciel et des nuages. Elle écoutait ce que sa grand-mère lui apprenait de la myrrhe et du millepertuis, des primevères et des roses. Elle toucha les pinceaux, la palette et la peinture, sentit les roses fanées, comme pétrifiées par l’absence de celle qui les chérissait.

Elle arpenta le grenier de long en large quand, soudain, sortie de nulle part, illuminant l’étagère couverte de livres anciens, une reliure attira son attention par son originalité. Elle ne l’avait pourtant jamais remarquée au milieu des romans, psaumes ou vieux grimoires qui se trouvaient là. Recouverte d’un tissu de lin vert, elle semblait par transparence cacher une autre couleur qu’Ombeline ne parvint pas à définir. Attribuant cela aux effets du temps, elle continua d'examiner sa trouvaille : une écorce d’arbre reliait les pages, toutes ornées de cygnes enlacés et de symboles runiques. Des enluminures représentant des fleurs et des fruits égayaient la couverture d’un livre de recettes merveilleusement calligraphié.

La jeune fille se remémora les après-midis où sa grand-mère lui faisait manipuler, comme un jeu, ces runes qui la passionnaient tant. Sans être vraiment étonnée par leur présence, elle dessina avec son doigt le contour de chacune d'entre elles. Puis, s'asseyant sur un fauteuil rose pâle bordé de soie, elle sourit et ouvrit le livre.

Sur la page de garde était écrit en lettres d’or : " Pour Ombeline".

- Pour moi ?

Intriguée, la jeune fille décida d’observer le livre de cuisine que lui avait laissé sa grand-mère. C’est vrai que toutes les deux adoraient ça ! Au premier abord, mis à part des illustrations particulièrement soignées, rien ne semblait différencier ce manuel d’un autre … Pourtant … lorsqu’Ombeline en effleura la seconde page, quelque chose d’inattendu se produisit. Une écriture qu’elle connaissait bien prit la place des illustrations colorées … celle de sa grand-mère. Otant la main de la page, elle fit réapparaître les oreillons d’abricots et de pêches fondant sur une crème pâtissière à la couleur savoureuse. Calmement, elle renouvela son geste pour en déduire qu’elle ne rêvait pas. Mais comment était-ce possible ? Prise d’une irrésistible envie de jeter le livre sur le parquet, elle se contenta de le lâcher d’un coup sec et il reprit l’aspect d’un livre de recettes.

- C’est un tour de passe-passe ! De l’encre magique ! C’est ça, de l’encre magique !

Mais la jeune fille savait bien que cette encre était indéchiffrable hors d’une source de chaleur, qu’un texte écrit ainsi ne pouvait changer ! Pourtant, si elle voulait en savoir plus, il fallait qu’elle accepte le fait.

- Qu’est-ce que c’est que cette histoire, grand-mère ?

Les yeux au ciel, elle attendit … mais, bien entendu, aucune réponse ne lui parvint. Elle se rassit et rouvrit le livre.

La voix de Claire résonna dans la pièce.

- Ça va, là-haut ?

- Oui, oui, ça va !

Pas question de le dire à Claire. La jeune fille se leva pour aller fermer la porte.

-Te souviens-tu des questions que tu me posais lorsque, petite, tu écoutais les histoires que je te racontais ? Te souviens-tu de ta réaction quand je te disais qu’il y avait toujours au moins une part de réalité dans ces histoires ?

- Ça dépend, quelquefois j’avais la frousse, mais j’étais une enfant !

Ombeline opina de la tête en souriant. Cela lui paraissait si loin ! On pouvait tout croire à cet âge ! Mais où sa grand-mère voulait-elle en venir ?

- Eh bien je te le redis. Les contes ne sont pas uniquement des histoires mais des témoignages. Celui que je vais te livrer ici me concerne et il te faudra t’affranchir de la réalité qui t’entoure pour l’accepter, même si je sais que tu en es capable, car tu n’es pas une jeune fille comme les autres.

- Je sais, tu me l’as toujours dit, grand-mère !

Une bouffée de vie irrigua les veines de la jeune lectrice. Oui, sa grand-mère la trouvait unique. Certains la pensaient trop imaginative, trop étourdie, trop fantasque, trop ceci, trop cela, et Abigaël la considérait comme naturelle, parfaite même ! Mais ce compliment résonnait différemment aujourd’hui. De quelle histoire parlait sa grand-mère ? Son histoire ? Ombeline la connaissait déjà ! Elle avait toujours vécu avec elle !

- A table !

La jeune fille posa le livre qui sembla frissonner sous l’effet d’un souffle, mais trop prise par son contenu, elle ne s’en aperçut pas. Elle découvrait quelque chose d’incroyable et cela attisait sa curiosité. L’esprit ailleurs, elle descendit rejoindre sa tante.

Claire associa l’absence de conversation de sa nièce à une fatigue et une inquiétude compréhensibles, mais, pas un instant, elle ne se douta de ce qui se passait là-haut, dans cette pièce qu’elle n’avait pas eu le droit de vider et de réaménager.

- Qu’est-ce qu’elle me manque !

Ce soir-là, après une journée éprouvante, la jeune fille, harassée, tomba dans les bras de sa tante,

Pour Ombeline, la pression était trop forte. Même si Claire s’obstinait à la mêler aux activités des habitants de son village pour lui changer les idées, elle ne respirait que les relents d’un hôpital qu’elle exécrait. Sa vie de malade était pesante, non seulement parce qu’elle se sentait affaiblie mais aussi parce qu’elle était devenue une contrainte, aller à des rendez-vous réguliers avec des spécialistes qu’elle n’appréciait guère et auxquels elle rendait des comptes, gérer le quotidien d’attentes interminables dans un lieu morbide et empoisonné par l’éther … Elle avait tant besoin de rêver ! Alors, ce livre qui arrivait à point nommé, c’était une branche à laquelle elle allait s’accrocher, sa bulle d’oxygène vivifiante et pure ! Cette autre raison de vivre, Ombeline la garderait pour elle et sa grand-mère. Un bout de paradis que rien ne pourrait infecter ni altérer.

Extrait 2 :

Publié le 20/01/2009 à 12:00 par mondedesfees
Extrait 2 :
- Tu es différente à cause de ta lignée et de tes pouvoirs.

- Mes pouvoirs ?

- Ces pouvoirs sont si grands, Ombeline ! Grâce à eux, tu pourras percer un secret farouchement gardé. Ce que je vais te révéler te paraîtra invraisemblable et, pourtant, ce n’est rien en comparaison de ce que tu vas découvrir.

Le commencement des temps n’est pas un commencement, mais un début de colonisation. Lorsque les Maîtres découvrirent cette planète, ils décidèrent d’en faire un laboratoire et chargèrent les fées de le fertiliser avec les graines et les embryons qu’ils avaient créés. Elles avaient pour mission de préserver ce patrimoine fabuleux. Ils connaissaient leur volonté de protéger toute forme de vie et les nommèrent gardiennes de la Nature.

Pendant des millénaires, la Terre évolua, expérience à échelle gigantesque, passant d’un berceau de vie à la vie elle-même. L’environnement propice à un tel développement en fit un modèle. Sept planètes avaient été choisies dans sept systèmes solaires mais certaines d’entre elles n’ont pu atteindre un stade supérieur à celui d’embryon.

- Quoi ? Ombeline retourna à la page de garde pour voir si elle en avait bien lu le titre. « Pour Ombeline ». Avec un petit hochement de tête, elle poursuivit.

Les fées regardèrent la terre changer et l’homme apparaître. Emerveillées par sa capacité à s’adapter à son environnement et à le maîtriser pour sa survie, subjuguées par son esprit de créativité, elles le laissèrent agir à sa guise. Malheureusement, en se développant, il devint belliqueux, irrespectueux de la nature, se félicitant lui-même de son extrême intelligence, de ce qui le rendait si supérieur aux autres êtres. Dans son envie de supériorité, il en oublia même le mystère qui entourait sa naissance. Il se prit pour un Dieu, invincible. Sa mémoire, ses gênes ne se souvinrent plus qu’il était issu d’une pensée bien supérieure à la sienne et il finit par se croire le Maître du Monde.

Ombeline se pencha pour vérifier qu’elle lisait bien ce qui était écrit !

Plus l’homme avança, plus il eut soif de territoires, de pouvoir et de gloire. La Nature devint un des symboles les plus frappants de ce désir de puissance. Les fées furent contraintes de se retirer. Lui, les avait gardées dans son subconscient mais chassées de sa mémoire pour les transformer en héroïnes de contes pour enfants. Puis, son esprit belliqueux entraîna d’autres esprits plus faibles et le mal se propagea même parmi les fées. Les Maîtres grondèrent leur colère à travers des cataclysmes, rien n’y fit. Alors, les fées restées pures décidèrent de laisser l’homme seul et de vivre dans un monde caché.

- Quel rapport avec toi, grand-mère ? Ou avec moi !

Ombeline s’interrogeait, perplexe, devant une histoire de la création qu’elle ne connaissait ni d’Eve ni d’Adam !

C’est dans ce monde caché que j’ai passé une partie de ma vie. Je vivais au creux d’une forêt dense dans un univers bercé par les forces de la nature : celles du vent, du feu, de la terre et des animaux. Celle de la pensée aussi. Mon refuge était une maison de bois. Que de bonheur dans ce lieu tapissé de lierres parfumés ! Je dormais à la lumière des lucioles et me levais avec la rosée du matin.

Je suis née d’un amour coupable entre une fée et un humain. J’ai le sang bouillonnant et passionné de ma mère, la tendresse délicate et l’ardeur de mon père. Mais, dans mon royaume, ces deux sangs ne se mêlent pas. Ils forgent des enfants maudits. Je suis " un sang mêlé ", une enfant des deux mondes. C’est ainsi que commença mon histoire, dans le Royaume Caché. Entre la lumière et l’obscurité, le soleil et la terre, l’eau et le feu, l’impossible et le pensable … à mi-chemin entre la raison et le rêve, ma mère m’abandonna de peur de devoir me renier. Je me retrouvai dans un berceau de fleurs de primevères, accueillie par sa meilleure amie, Aanor, qui m’éleva en m’initiant aux mille facéties des fées.

Photos des personnages

Publié le 16/03/2009 à 12:00 par mondedesfees
Photos des personnages

Ombeline et les loups

Photos personnages

Publié le 16/03/2009 à 12:00 par mondedesfees

Personnage

Publié le 16/03/2009 à 12:00 par mondedesfees

Personnages

Publié le 16/03/2009 à 12:00 par mondedesfees
Personnages
L'antre des Elfes Noirs

Extrait 3

Publié le 08/04/2009 à 12:00 par mondedesfees
Extrait 3
- Devenue plus prudente, j'étais donc plus attentive à ce qui se passait autour de moi. Tout en profitant des joies qu’offrait mon Royaume, j’ouvrais grands mes yeux pour apercevoir ce que toutes ces joies pouvaient cacher. Car je sentis de plus en plus confusément que quelque chose se tramait. Radian et Aelig m’incitaient à rentrer plus tôt à la maison en prétextant qu’après l’enlèvement il fallait être prudent. Balarig s’éclipsait dès qu’il voyait Amiel et Aanor se lever de plus en plus tardivement le matin. C’était souvent moi qui finissais par préparer des bonbons de rose au miel pour le petit déjeuner !
Quelque chose se préparait, de suffisamment grave pour qu’Aanor ne veuille pas le partager avec moi. Quand j’interrogeais Aelig ou Radian, ils me répondaient simplement qu’il fallait préparer la venue d’Aekborn, lors de la prochaine transaction. J’arrêtai donc de demander des explications à mes amis, me contentant d'observer. Le soir, pensant certainement que je dormais à poings fermés, Aanor réunissait dans notre maison ses amis les plus proches, mais aussi des compagnes ou des compagnons que je ne connaissais pas.
Une nuit, entendant chuchoter dans le salon, je descendis de mon lit pour entrebâiller la porte de ma chambre. Les hôtes d’Aanor étaient si occupés à bavarder qu’ils ne remarquèrent pas le léger bruit fait par la porte en s’ouvrant. J’aperçus Aelig, Radian, Balarig, mais aussi Amiel assis à côté d’Aanor, lui prenant la main tendrement dès que son regard se voilait d’inquiétude. Il y avait un gnome aux grands airs, portant sur lui la marque des généraux, la rune de Peorth, celle de la destinée, de l’engagement de soi. Un autre nain plus jeune était assis au côté d’Aelig. Il paraissait boire les paroles d’un Elfe Doré. Son peuple dirige la majorité des Royaumes Elfes. Celui-là avait une peau d’une couleur ambre, proche du bronze. Il avait les cheveux d’un blond cuivré, des yeux noisette. Il semblait irréel et dominait le reste du groupe par sa haute et fine stature. Debout, en état de lévitation, il parlait d’une voix douce mais déterminée.
- Amghaar se joindra à vous. Il rassemblera les Elfes qui voudront bien le suivre, mais tout se passera sur notre territoire, à notre manière.
- Aurais-tu donc peur d’attraper la peste ?
Aelig s’était levé, portant la main à la hache qui pendait à sa ceinture.
- Aelig !
La voix de Balarig se fit plus cinglante que jamais et mon ami se rassit en maugréant.
- Je sais Amghaar que tu es soucieux de préserver le Royaume Elfe et que tu ne supportes les non Elfes que de très loin. Cependant, nous avons besoin d’être unis pour vaincre. Il faudra faire preuve d’un peu plus de " diplomatie ".
- Ouais, c’est ça ! De la diplomatie ! rajouta Radian, à demi-enfoui sous une cape aux reflets moirés.
L’Elfe Doré se ravisa, visiblement conscient qu’il avait heurté la sensibilité d’Aelig, en posant sa main sur son épaule droite. Il aurait certainement reculé en temps normal par défiance, mais n’eut pas le temps de faire un mouvement. L’altercation n’alla pas plus loin et Amghaar reprit.
- Nous ne voulons pas offenser les non Elfes, mais nos pouvoirs ne prennent leur ampleur que dans des lieux où ils peuvent le mieux s’exercer. Nous coopérerons avec tous, mais demandons d’œuvrer en tant que défenseurs des forêts et des bois.
- Et de tout le Royaume ! Sur qui pouvons-nous compter ?
Amiel avait ajouté la remarque avec toute la douceur dont il était capable pour ne pas froisser Amghaar, car, malgré son apparente arrogance, c’était un être sensible, capable d’altruisme.
- Les Elfes de Lune seront là, bien entendu.
Le regard d’Amghaar croisa celui, approbateur, de Balarig qui hocha la tête.
- Les Elfes Verts, leur chef Nandaro et nous-mêmes.
Balarig côtoyait souvent ces Elfes Verts, à la peau cuivrée et verdâtre. Il connaissait leur loyauté au Royaume, même si, de la lisière de leurs bois, ils étaient en contact seulement avec des rôdeurs ou des druides la plupart du temps. Nandaro, leur chef, était réputé pour sa qualité de messager fidèle. Assis sur un tabouret de bois qui se trouvait au fond de la pièce, il observait la discussion et scilla simplement des yeux lorsque Balarig se tourna vers lui en mentionnant son peuple. Je devinai à peine son visage, mais observai des traits d’une finesse presque féminine. Il portait un manteau que l’on aurait pu confondre avec une feuille, tant les fines veines qui coulaient sur l’étoffe lui donnaient un aspect vivant. Une épée d’une minceur surprenante dépassait de sa cape, ne laissant pourtant aucun doute sur les capacités combatives de son possesseur.
Au bas du tabouret attendait un objet qui me parut être déplacé à cet endroit, à ce moment : une harpe.
- Bien ! Tous les chevaliers du Royaume ont été sollicités. Les alliances étant assurées entre les différents partis concernés, nous nous réunirons dès que possible pour agir de concert lorsque le temps viendra. D’ici là, paix et prospérité à chacun d’entre vous ! Surtout, aucun mot sur notre rassemblement !
Amiel ouvrit la porte. Après avoir jeté un coup d’œil scrutateur à l’extérieur de la maison, il laissa ses amis partir aussi furtivement qu’ils étaient venus. Je refermai celle de la chambre et me glissai dans mon lit.
Il sembla à Ombeline entendre le bruit du corps léger de la Fée s’enfouissant sous les draps.
C’était un repos pour son âme. Elle ne se sentait jamais aussi bien que lorsqu’elle lisait. Des impatiences la taraudaient maintenant. Elle n’avait qu’une envie, bouger, aller de l’avant. Elle brûlait de savoir, sa grand-mère lui avait annoncé une bataille. Son vœu s’exauça, dans le confort douillet de son fauteuil de soie. Sur une page blanche, une main invisible se mit à esquisser des lettres et des dessins qui prenaient vie sous les yeux de la lectrice. Tout s’animait pour faire d’elle une spectatrice consentante.
- Mon général, les humains penseront qu’il y a une tempête extraordinaire. Tout est prêt maintenant. Des anciens forts des Fées, les Nains ont déterré les épées forgées dans l’acier sombre et taillé les pierres magiques pour alimenter les catapultes. Les fantassins sont en place, ils attendent vos ordres !
Le plus difforme des Gnomes se retourna.
- Ne faites rien pour l’instant ! Restez à l’affût, guettez le moindre écho, le moindre souffle de vent. Il faut attendre le signal des sentinelles des bois !
Le gnome était aux aguets, debout devant une vieille souche creuse, usée par le temps. A moitié enfoui sous la terre, le tronc était en fait l’entrée d’un Royaume cavernicole. Sous les galeries souterraines vibrait le son des armes que l’on rutile, des messages discrètement chuchotés. Le général entendit d’abord des sifflements. Lorsque les oiseaux se turent, il leva les yeux vers le ciel et aperçut une traînée de grêle.
- Elles sont là ! Va chercher Balarig !







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